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1 octobre 2026
À compter du 1er novembre 2026, le montant du salaire journalier de base servant au calcul des IJ AT/MP ne peut pas dépasser 0,226 % du plafond annuel de la Sécurité sociale.

Un décret du 30 septembre 2026 fixe la limite maximale de rémunération annuelle, servant de base au calcul des indemnités journalières servies à la victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle (AT/MP) par la CPAM, à 0,226 % du plafond annuel de Sécurité sociale, soit l'équivalent de 1,8 Smic.

Remarque

cette limite est actuellement fixée à 0,834 % du plafond annuel de la Sécurité sociale.
Ces nouvelles dispositions rapprochent le régime AT/MP du régime de la maladie ordinaire, lui, plafonné à 1,4 Smic - contre 1,8 Smic - depuis le 1er avril 2025 (D. n° 2025-160, 20 févr. 2025, JO 21 févr.).

Ces nouvelles dispositions sont applicables aux IJ versées au titre d'arrêts de travail résultant d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle survenu à compter du 1er novembre 2026.

Concrètement, le montant brut de l'indemnité journalière d'AT/MP est obtenu en multipliant le salaire journalier de base par un taux égal à :

  • 60 % pendant les 28 premiers jours d'arrêt de travail ;va augmenter
  • et 80 % à partir du 29e jour.

Indemnités journalières AT/MP versées par la CPAM

Indemnités journalières

Mode de calcul

Montant maximum
à compter
du 1er novembre 2026

Montant maximum
avant le 1er novembre 2026

Pendant les 28 premiers jours indemnisés

60 % du gain journalier de base (1)

65,17 euros

240,49 euros

À partir du 29e jour indemnisé

80 % du gain journalier de base (1)

86,90 euros

320,66 euros

(1) Gain journalier de base pris en compte dans la limite de :
- 0,226 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 108,62 euros à compter du 1er novembre 2026 ;
- 0,834 %, soit 400,82 euros avant le 1er novembre 2026.

En conséquence, le complément de salaire versé par l'employeur à la victime va augmenter.

Dans l'objet du décret, le gouvernement justifie ces nouvelles mesures par la « dégradation rapide du solde de la branche accidents du travail et maladies professionnelles » et son souhait de « responsabiliser davantage les employeurs ».

Virginie GUILLEMAIN
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